BIM et design collaboratif : retour sur notre accompagnement de l’agence SONA

Et ça fait BIM…

Quand Nicolas, m’a annoncé que j’allais travailler sur le sujet BIM, j’ai pensé à toutes sortes de choses. D’abord je me suis dit, le « BIM » c’est de l’impact, c’est de l’action. Le BIM c’est le bruit d’un uppercut dans nos comics préférés. BIM ! c’est ce qu’on dit (ce qu’on hurle ?) quand on vient de cocher l’ultime case de l’étape qui va nous conduire vers notre objectif principal.

En fait, c’était pas tout à fait ça. Non, en fait le BIM c’est un peu moins violent, mais bien plus utile qu’une onomatopée. Pour les gens comme moi qui n’en avait pas la moindre idée, BIM ça veut dire Building Information Modeling. Vous l’avez ? Non pas encore ? On va vous expliquer

SONA et BIM

Une rainette dans l’oreillette

Tout commence par les gars de l’agence SONA, Jérôme Beauchêne, Cédric Lissajoux, Pierre Navarra et Emmanuel Sorin. Attention : ces gars-là sont des pros du BIM. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet on vous les présente un minimum.

SONA déjà, c’est une agence d’architecture, mais pas que. SONA c’est aussi du conseil, mais toujours pas que… SONA c’est quand même pas mal de BIM (même si on vous a toujours pas dit ce que c’était)… SONA c’est surtout une équipe pluridisciplinaire et complémentaire. Et comme ils le disent eux-mêmes : « Qu’il s’agisse d’un projet d’architecture ou d’une maquette BIM, pour SONA, l’impulsion sera toujours la recherche des complémentarités humaines et techniques, sources de créativité, de performance et de plaisir. »

Humain, plaisir, performance, créativité… Vous nous connaissez, on est plutôt d’accord avec ces valeurs. Alors quand SONA nous a appelé, plein de défis et questions à résoudre, forcément on a foncé.

C’est coassa le BIM ?

Oui, il est temps de vous expliquer un peu plus de quoi on parle avant de continuer notre petite histoire. Le BIM c’est simple: c’est le principe de la maquette numérique au service d’un projet qui permet un espace de travail commun et collaboratif pour tous les acteurs et parties prenantes d’un programme de BTP. Top non ? Surtout que chez TICO, le collaboratif on aime bien. Seulement, il y avait un problème : Certes, SONA fait des maquettes 3D de qualité reconnue, certes les plugins et workflows de travail produits sont nickels mais… le but de tout ça, c’est à dire, la collaboration entres acteurs ? Ça, c’est pas toujours gagné…

Voila pourquoi SONA est venu nous voir, non pas parce qu’on y connaissait quoi que ce soit en BIM, mais parce que chez TICO si on sait bien quelque chose c’est que la réponse aux questions des organisations se trouvent chez les femmes et les hommes qui font de leur activité une réalité de tous les jours et à propos de laquelle ils en connaissent un rayon. Alors si SONA voulait plus de collaboratif, on s’est doutés (et eux aussi) que leurs confrères, associés et partenaires devaient également avoir envie d’aller dans ce sens. Et par la même occasion ils devaient aussi avoir des idées pour solutionner tout ça !

 » Le BIM c’est simple « 

Un défi inspirant et ambitieux

Voila le début de l’histoire, voila comment on s’est embarqué dans l’aventure BIM avec SONA. A partir de là, il a fallu se lancer. Et traditionnellement quand on se lance chez TICO on pose un défi qui nous inspire. Ici pour le coup c’était :

 » Et si nous tirions profit des atouts du numérique, pour co-concevoir un outil simple et efficace, qui permette aux maîtres d’ouvrage et aux exploitants d’organiser les savoir faire de chacun et de faciliter la collaboration de tous dans un projet de construction ? « 

10 interviews qui rentreront dans l’histoire du BIM (ou pas)

Première étape : interviewer les acteurs du bâtiment : des architectes, des chefs de projet, des BIM managers, des exploitants, des promoteurs, des ingénieurs commerciaux, des aménageurs… Le tout sur différents niveau d’expertises du BIM et avec des usages quelquefois extrêmes (rien de trop grave on vous rassure) !

Il a parfois fallu s’accrocher, quand un grand gourou du BIM nous a révélé qu’en fait, « le BIM ça n’existe pas » par exemple, ou quand on nous a dit que finalement l’idéal ce serait de faire du BIM ET du GEM (on ne savait pas ce que c’était non plus !). Mais l’intuition initiale était juste. Malgré la nébuleuse de l’univers BIM, malgré les acronymes techniques déroutants, nos interviews nous ont permis de réunir plus de 25 pages de propos qui nous ont donné les clés pour faire émerger 8 attentes incontournables pour faire du BIM un réel processus de collaboration.

 » En fait, le BIM ça n’existe pas « 

Un atelier de co-conception qui a fait BOOM

A partir de là, on était lancés, plus moyen de nous arrêter, on a invité tout ce beau monde à un atelier de co-conception et on peut dire qu’on a fait les choses comme il faut : 20 participants sur toute une journée d’atelier pour des centaines de réactions et d’idées partagées et surtout pas moins de 195 pistes de fonctionnalités dont 8 priorisées en séance pour un outil au service du BIM ! Et le tout à distance !

 

Bref, on a eu la matière pour envisager confortablement une synthèse de ces productions mises en cohérence pour aboutir à 24 fonctionnalités-clés, organisées dans une arborescence fonctionnelle complète, un impact mapping permettant de considérer le périmètre à prototyper, des wireframes des principaux écrans, des pistes graphiques et de modèles économiques associées à l’outil ainsi qu’une feuille de route de déploiement pour envisager d’aller un cran plus loin dans ce projet ambitieux.

 » Le BIM, c’est la collaboration « 

Quoi de neuf dans la mare ?

Depuis notre accompagnement, l’équipe à la rainette s’est parfaitement emparé de la démarche et de ses productions. A partir des fonctionnalités retenues ils font plancher les renards de chez JELLYFOX pour développer un outil répondant parfaitement aux attentes des parties prenantes et à la hauteur des enjeux du processus BIM. Gardez l’oeil ouvert pour ne pas louper le prochain rebond de la grenouille : toujours plus haut ! Ok BIMer ?

 

 

 

 

Hugo ABRAHAM

Son sens de l’humour est légendaire (au bureau, c’est déjà la classe), c’est un puits de connaissances sur trop de sujets (ce qui peut agacer parfois), c’est Hugo, notre responsable concertations et projets publics.